Dans le pays le moins densément peuplé de la planète, trouver des personnes qui ont la tuberculose relève de la gageure, au point que 70 pour cent des cas échappent au système de santé de Mongolie. Les personnes concernées ne sont ni diagnostiquées, ni traitées, ni même déclarées.
Fin 2019, pour aider à surmonter cette difficulté, le Fonds mondial a revu à la hausse de 48 pour cent les financements disponibles pour combattre la tuberculose en Mongolie, pour un total de 10,7 millions de dollars US sur trois ans. En janvier 2020, des représentants de la population mongole se sont réunis à Oulan-Bator, la capitale, dans le but de voir comment investir au mieux cet argent pour atteindre les objectifs de la lutte contre la tuberculose.
Le « dialogue au niveau du pays », une procédure inhérente au cycle de financement du Fonds mondial, rassemble différents groupes de personnes qui apportent une riposte aux maladies dans le pays ou qui en sont touchées. Il se présente sous la forme d’une conversation qui offre aux personnes concernées la possibilité de mettre en commun leurs expériences afin d’aider à décider comment et où investir les subventions du Fonds mondial pour qu’elles aient l’impact le plus marqué possible.
Les plus de 120 personnes qui ont participé au dialogue au niveau du pays représentaient des organisations non gouvernementales, des prestataires de soins de santé, l’instance de coordination nationale (le comité qui regroupe la communauté locale, les autorités publiques et les experts de la santé pour élaborer et orienter les programmes que le Fonds mondial soutient dans un pays), le gouvernement national, des organisations internationales et, élément essentiel à la riposte en Mongolie, le secteur minier, d’autres industries, l’armée et les services pénitentiaires. Certaines personnes ont parcouru pas moins de 1500 km pour assister à la réunion.