Adaptation rapide au COVID-19
Lorsque le COVID-19 a frappé la communauté de Carolyne, les rassemblements publics, notamment les groupes de soutien aux jeunes, ont été suspendus. Les écoles sont restées fermées pendant un an, un couvre-feu a été instauré et beaucoup de gens avaient peur de contracter le nouveau virus s’ils se rendaient dans les établissements de santé.
À l’échelle mondiale, les mesures de confinement et les fermetures d’écoles se sont avérées particulièrement dangereuses pour les adolescentes et les jeunes femmes, qui se sont retrouvées davantage exposées au risque de violence domestique et fondée sur le genre, ne pouvant pas aller à l’école et confinées à la maison.
Malgré les nouveaux défis que le COVID-19 a engendrés pour Carolyne et ses collègues, le réseau d’éducateurs pour les pairs a réussi à s’adapter rapidement pour continuer de fournir les services essentiels. Carolyne a commencé à rendre visite à ses clients à domicile pour apporter les antirétroviraux aux jeunes qui ont des difficultés vis-à-vis de leur traitement ou qui n’ont pas la possibilité de se rendre dans leur établissement de santé. Elle offre aussi soutien et conseils, et elle intervient dans les cas où il est question de violence.
« Ma façon de travailler a changé. En raison des restrictions de déplacement, en une journée, nous rendions visite à deux ou trois personnes. Nous avions aussi peur de contracter nous-mêmes la maladie », raconte-t-elle.
Toutefois, malgré ces difficultés, Carolyne a poursuivi son travail vital tout au long de la pandémie.
Les fonds du dispositif de riposte au COVID-19 du Fonds mondial ont été utilisés pour appuyer les activités des éducateurs pour les pairs auprès de clients victimes de violence, notamment pour les mettre en contact avec des avocats pour des conseils juridiques pro bono, les sensibiliser aux mesures d’endiguement du COVID-19 et pour d’autres services critiques d’orientation en matière de santé.