Lorsque des personnes fuient leur foyer et leur communauté à cause d’un conflit, de la pauvreté ou de la persécution, elles laissent aussi derrière elles leur médecin de famille et le centre de santé du village. Nombre d’entre elles doivent interrompre leur traitement et mettre ainsi leur santé en péril. Les populations déplacées sont souvent exposées aux maladies infectieuses liées à la surpopulation et à de mauvaises conditions d’hygiène. Les femmes enceintes et les enfants courent un risque plus grand parce que leurs systèmes immunitaires sont plus faibles. Le partenariat du Fonds mondial intervient à travers le monde pour répondre aux besoins de santé des réfugiés, où qu’ils aillent, en permettant prévention, traitement et prise en charge.
« Nous allons là où Dieu nous mène. »
Rewida et ses trois filles ont dû quitter leur maison près d’Alep, en Syrie, et vivent aujourd’hui dans un camp pour réfugiés en Jordanie. Comme bien d’autres personnes, elle n’avait jamais imaginé quitter sa maison et l’environnement familier de son village. Pourtant, des événements inattendus en ont décidé autrement. On a diagnostiqué une tuberculose à Rewida l’année dernière, ainsi qu’à deux de ses trois filles. Elles réagissent bien au traitement et sont suivies de près par les agents de santé qui vérifient chaque jour qu’elles vont bien. Se remettre d’une maladie débilitante lui redonne de l’espoir.
« Dans ce camp, nous sommes à l’abri de la guerre et nous avons de quoi manger, mais la vie reste dure. »
Après avoir survécu à une attaque qui a coûté la vie à son mari, Béatrice Vumilia a emmené avec elle ses cinq enfants sur des centaines de kilomètres, depuis le République démocratique du Congo jusqu’au camp pour réfugiés de Kyaka en Ouganda. Cependant, la tragédie l’a poursuivie jusqu’au camp, puisque les services de santé préventive qu’elle y a reçus n’ont pas suffi à protéger son plus jeune fils, Olivier, du paludisme. Debout devant la tombe fraîchement creusée d’Olivier, elle réfléchit au chemin qui leur reste à parcourir, à elle et sa famille.
« J’adore aider les autres. J’ai vu des enfants grandir, d’autres être soignés et jouer, j’ai vu des femmes tomber enceintes. Lorsque j’entre dans leur maison, ils m’appellent par mon nom : "Shahina… Shahina". »
Shahina Akhter est agente de santé communautaire dans un camp pour réfugiés au Bangladesh. Sous son allure douce, Shahina brave la chaleur et les fortes pluies quand elle va de maison en maison à la recherche de cas de tuberculose, de paludisme ou d’autres maladies comme la pneumonie et la diarrhée parmi les réfugiés rohingyas. Pour de nombreux réfugiés, les agents de santé communautaires sont comme des anges gardiens.
« J’ai de la chance que des gens soient venus à notre secours. Quand je vois Shahina, j’ai l’esprit tranquille. Je sais qu’elle va prendre soin de moi. »
Alam Baher et ses six enfants ont fui leur village au Myanmar à la tombée de la nuit et vivent aujourd’hui dans un camp pour réfugiés au Bangladesh. Elle a marché pendant des jours, en montagne et à travers la jungle, avant d’arriver avec son maigre bagage. Grâce à un agent de santé communautaire, Alam a découvert qu’elle avait la tuberculose et a commencé un traitement. Sa toux a presque disparu, même si elle a toujours une légère fièvre. L’agent de santé communautaire vérifie qu’elle prend bien son traitement et qu’elle mange correctement.
« Je ne sais pas pourquoi Dieu a choisi de m’imposer cette maladie. »
Arim, un patient avec une tuberculose ultrarésistante, tient une radiographie de ses poumons abîmés. Lui qui vient du Kurdistan, il a dû aller en Jordanie pour bénéficier d’un traitement adapté à sa maladie. La tuberculose ultrarésistante est particulièrement complexe et nécessite un traitement prolongé. Arim a suivi un traitement pendant plus de deux ans et il a bien réagi aux nouveaux médicaments rendus disponibles avec le soutien du Fonds mondial. Son parcours a été laborieux et il reste stoïque face aux obstacles qui se sont mis sur son chemin.
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