Alors que le financement de la santé mondiale est sous pression, le soutien par le Fonds mondial de modèles régionaux efficaces au regard des coûts comme le réseau RPHL et les laboratoires nationaux de référence en matière de santé publique donne de très bons résultats.
Ces investissements aident à détecter et à contenir les menaces actuelles mais créent aussi des capacités permanentes. En finançant la formation d’experts locaux, le renforcement des systèmes de laboratoire et la création de réseaux transfrontaliers, ils aident les pays à riposter plus vite, à partager les connaissances plus librement et à anticiper la prochaine crise, le tout en utilisant judicieusement des ressources limitées.
Le modèle améliore également l’équité et l’accès, en particulier dans les zones rurales ou faiblement dotées en ressources. Des protocoles de gestion des déchets aux normes de qualité nationales, les participants intègrent ce qu’ils apprennent pour s’adapter aux circonstances de leur contexte local.
Dans la province thaïlandaise de Khon Kaen, Jamrat Poolkua, directrice d’un laboratoire régional, insiste sur le fait que son équipe forme non seulement le personnel hospitalier, mais aussi les bénévoles de la santé des villages, à la gestion sûre des déchets biologiques.
« Nous voulons que les connaissances atteignent les communautés », indique-t-elle. « Cela leur permettra de se protéger. »